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"La différence entre l'érotisme et la pornographie c'est la lumière". Bruce LaBruce
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mercredi 16 novembre 2011

Hans Silvester - Les enfants de la vallée de l'Omo









Membre de l’agence Rapho depuis 1965, Hans Silvester est né le 2 octobre 1938 à Lörrach en Allemagne. Grand voyageur à travers l’Europe puis le monde entier, il est poussé par son amour de la nature et des animaux (les chevaux de Camargue, les chats, les pigeons). A partir des années 80, il devient par excellence le photographe des grands problèmes d’environnement.

Il photographie tous les parcs naturels d’Europe, dénonce les ravages de la déforestation en Amazonie, publie un long reportage sur la rivière Calavon sous le titre « LA RIVIERE ASSASSINEE », s’intéresse à l’exploitation de la forêt en Amérique du Nord. Dans les années 90. Il fait ensuite plusieurs voyages au Rajasthan pour en ramener un témoignage sur la vie des femmes du désert indien. C’est en 2006 qu’il termine un travail de plusieurs années sur les peuples de la vallée de l’Omo.







« Il fallait être peint pour être homme : celui qui restait à l'état de nature ne se distinguait pas de la brute ». Claude Lévi-Strauss.

L'écriture du corps, son façonnement par les signes de la culture, qu'il s'agisse de la chair elle-même ou des manières de la vêtir, du traitement des cheveux ou de la pilosité, est une donnée élémentaire de la condition humaine. L'homme n'est pas un animal qui s'installe dans le monde sans le déranger, il le modifie, il s'approprie la matière de son existence. Jamais l'homme n'existe à l'état sauvage, il est toujours immergé dans une culture, c'est-à-dire un univers de sens et de valeurs. Sa peau est une surface d'inscription.







Les marques corporelles n'ont de signification que dans un contexte culturel précis, et ne peuvent en être soustraites sans perdre leur sens originel. L'une de leurs premières destinations est d'arracher l'être humain à l'indistinction en l'isolant de la nature ou des autres espèces animales. Par son intervention sur l'enfant, le groupe l'humanise, inscrit les frontières symboliques entre lui et ceux qui demeurent à la périphérie de la communauté des hommes.







Le corps humain inspira, dans les cultures occidentales, maints chefs-d'œuvre de la peinture et de la sculpture. L'image intemporelle qu'il projette, celle d'une nudité sublimée, se trouve aussi au cœur des arts de l'Afrique noire. Mais là, plus qu'ailleurs, c'est sur le corps lui-même que s'appliqua la créativité des hommes et des femmes. (Source du texte Agora: voir l'intégralité du texte.)









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