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mardi 23 janvier 2018
BURNING MAN
We make the world real through actions that open the heart
Le festival Burning Man est une grande rencontre artistique qui se tient chaque année dans le désert de Black Rock au Nevada. Elle a lieu la dernière semaine d'août, le premier lundi de septembre étant férié aux États-Unis (Labor Day).
En anglais, burning man signifie « homme qui brûle » (de to burn « brûler » et man « homme »).
C'est Larry Harvey qui a proposé en 1986 la crémation festive d'un mannequin géant sur la plage de Baker Beach, qui fait face au Golden Gate Bridge à San Francisco. En 1990, l'événement est déplacé dans le Nevada pour permettre l'accueil, dans une sorte de ville temporaire en plein désert, d'installations (Art Camps) et de participants (Burners) de plus en plus nombreux.
Cette cité nomade, reconstituée chaque année, a pris le nom de Black Rock City. Elle devient alors, le temps du festival, l'une des villes les plus peuplées du Nevada. L’événement attire désormais des groupes de participants provenant d'Europe et d'Asie, ayant les moyens financiers et l'envie de se retrouver dans l'ambiance de cet environnement hors normes. La publication de photos sur des sites Internet de participants renforce une surenchère dans la créativité pour faire « fort » et se déguiser.
Les participants ont tendance à se regrouper en bandes affichant des thèmes vestimentaires et identitaires marqués, mêlant la culture développée par les groupes urbains avec une certaine forme de tribalisme revécu dans l'improvisation.
D'un point de vue individuel, l'expérience fait la part belle à l'expression personnelle et à la créativité reprenant l'esprit des mouvements dits « alternatifs », quoique la densification des participants ne la rende radicale (on peut parler d'une épreuve physique et sensorielle). Le festival, qui a les traits d’une utopie temporaire mais aussi d’une fête païenne s’achevant en apothéose par le bûcher d’une grande effigie humaine, est sous-tendu néanmoins par une philosophie passablement élaborée, que les organisateurs ont tenté de structurer par l’énoncé de dix préceptes, dits « principes Burning Man ». Ce « décalogue » porte tant sur la morale individuelle (libre expression, autogestion) que collective (bénévolat, proscription du commerce, créativité en commun) ; il convient ainsi d’abattre toutes les barrières, aussi bien à l’intérieur de soi qu’entre les individus de la collectivité. (Wikipédia)
Les organisateurs ont formulé une série de 10 principes régissant la vie et les activités durant le festival, les « principes de Burning Man », qui sont : 1) l’inclusion solidaire radicale (radical inclusion) ; 2) la pratique du don désintéressé (gifting) ; 3) l’affranchissement des lois du marché (decommodification) ; 4) l’auto-suffisance radicale (radical self-reliance) ; 5) l’expression de soi radicale (radical self-expression) ; 6) l’effort en commun (communal effort) ; 7) la responsabilité civique (civic responsibility) ; 8) l’engagement de ne pas laisser de trace de son passage (leaving no trace) ; 9) la participation (radical participation) ; et 10) le moment présent (immediacy).
samedi 20 janvier 2018
TOM of FINLAND
« Je sais bien que mes petits « dessins cochons » ne se retrouveront jamais accrochés aux murs des grands salons du Louvre, mais j'espère qu'un jour, notre monde saura accepter qu'il y a toutes sortes de manières d'aimer. »
Il est l'un des premiers à montrer qu'un gay peut aussi être un homme viril. Enfant, Touko observe la musculature de son voisin fermier avec fascination : il sera l'un de ses premiers héros. Fidèle à sa passion pour l'uniforme, il invite bientôt pompiers, policiers et marins à rejoindre son univers crayonné. Quand elles ne sont pas ouvertes sur leurs torses, les chemises dont il les habille leur collent à la peau et dévoilent les muscles saillants de leurs corps vigoureux. Si l'image semble aujourd'hui archétypale, elle est alors révolutionnaire : les gays disposent désormais d'un autre support d'identification que la parodie féminine à laquelle ils sont systématiquement réduits.
C'est aux Etats-Unis qu'il connaît le succès. Tiraillé entre son job de publicitaire free-lance et sa passion pour le « dessin cochon » (c'est ainsi qu'il la désigne), Touko envoie ses productions à un magazine de culturisme américain. Le succès est immédiat. En 1973, il quitte son travail pour se consacrer pleinement à ses figures érotiques. Cinq ans plus tard, il prend la direction des Etats-Unis et inaugure une longue série de voyages outre-Atlantique. « Quand il arrive là bas, il est encore Touko. C'est à l'intérieur de la limousine qui vient le chercher à l'aéroport qu'il devient Tom of Finland, un peu comme Clark Kent qui se transforme en Superman » résume Dome Karukoski, le réalisateur du biopic sur Tom of Finland. (source : Vice)
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