



LE NU MASCULIN DANS L'ART . . . . Homosexualité masculine et culture art peinture dessin photographie cinéma littérature sculpture histoire et bien d'autres choses...
"Mon travail prend essentiellement racine à l'intérieur de mon quotidien tout en s'attachant aux rumeurs de l'actualité. Le désir de témoigner de la condition humaine contemporaine est au centre de mes explorations esthétiques. Les sujets, autant que les concepts exprimés dans mes oeuvres sont malléables. Ils évoluent et se transforment sous la mouvance souvent imprévisible du temps. Je suis constamment touché par le côté vulnérable, fragile des êtres. Je cherche à dévoiler la fêlure. Je la traque. D'abord à même les corps, des corps douloureux, amoindris puis plus récemment dans une certaine obsession de ce corps dans le voyeurisme et la luxure. Principalement inspiré par des photographies, je crée des oeuvres figuratives qui ouvrent sur une perspective plus large. La figuration me permet de concentrer le contenu narratif d'un tableau et de le superposer à une approche plus conceptuelle de l'espace graphique. Cette intrusion du figuratif dans l'espace abstrait provoque un déséquilibre évoquant à la fois pureté et chaos. Cette dualité fondamentale me fascine. Lorsque je peints je prends plaisir à m'immiscer dans cette zone trouble entre la séduction et la répulsion. Deux pôles d'où je cherche à extraire la Beauté. La peinture est pour moi un langage aux multiples possibilités et c'est en jouant avec ce langage que je parviens à exprimer ma pensée avec une force qu'aucun autre médium ne m'a permis jusqu'à présent."
Dans les années 80, Léonard effectue de nombreuses études artistiques sur les proportions du corps humain, l’anatomie et la physionomie.
Ainsi, il commence en avril 1489 à écrire un livre De la figure humaine. Il prend systématiquement les mesures de deux jeunes gens pour réaliser ce livre, qui restera bien sûr inachevé.
Après des mois consacrés à ce travail, il réussit à réunir systématiquement les proportions du corps humain.
Il commence aussi à prendre en considération les rapports de grandeur des personnages assis et agenouillés. Il compare alors le résultat de ses études anthropométriques avec les proportions de Vitruve, seules proportions idéales conservées de l’Antiquité.
Architecte et ingénieur de l’époque romaine, Vitruve avait décrit les rapports de mesures d’un corps humain parfait dans le troisième livre de son traité d’architecture.
Il avait conclu qu’un homme aux bras et jambes écartés, pouvait être inscrit au même titre dans les figures géométriques parfaites du cercle et du carré.
D’après les descriptions de Vitruve, dans le cas des figures entourées par un cercle ou un carré ( « homo ad circulum » et « homo ad quadratum » ), le centre du corps humain se trouverait en outre dans le nombril. Les indications de Vitruve ont souvent été illustrées à la Renaissance – avec les résultats les plus divers. Le dessin le plus connu est celui de Léonard.
Il corrige les erreurs de Vitruve en se servant des mesures qu’il a prises : le relevé des mesures empiriques de l’être humain, voilà ce qui importe à ses yeux. Les pieds et les mains ont ainsi la taille appropriée.
Léonard ne s’oriente pas au rapport géométrique entre le cercle et le carré – dans son dessin, les deux figures géométriques ne se trouvent plus dans une relation réciproque. Il se trouve que seul le centre de l’«homo ad circulum» est dans le nombril – celui de «l’homo ad quadratum» se trouve au-dessus du pubis.
Grâce à ces mesures exactes, Léonard réussit donc à vaincre le canon antique et en plus, illustrer les données vitruviennes, créant un dessin qui fait encore autorité aujourd’hui.(source:mosaïque)

