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"La différence entre l'érotisme et la pornographie c'est la lumière". Bruce LaBruce
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lundi 28 juin 2010


Marsden Hartley (1877-1943. USA)









Self-Portrait, 1908





Marsden Hartley (4 janvier 1877 - 2 septembre 1943) est un peintre et écrivain américain. Il appartient à l'avant-garde new-yorkaise et il est lié à Gertrude Stein, Hart Crane, Charles Demuth, Georgia O'Keeffe, Fernand Léger, Ezra Pound, Arnold Ronnebeck.

Marsden Hartley est né à Lewiston, dans le Maine dans une famille d’immigrants anglais de la classe ouvrière. Il étudie au Cleveland Institute of Art de Cleveland.. En 1896, Hartley prit des leçons d'art privées avec John Semon, un disciple de l'école française de Barbizon. À l'été 1898, il s'inscrit dans un cours de peinture de Cullen Yates, un, impressionniste local formé à Paris.

En 1899, après l’obtention d’une bourse, il part pour New-York pour étudier la peinture à l'Art Students League of New York avec William Merritt Chase. Il y restera un an puis s’inscrit à la National Academy of Design ; il y restera quatre ans. Il est un grand admirateur d'Albert Pinkham Ryder, auquel il rend fréquemment visite dans son atelier.

En 1902, l'Académie nationale lui décerne la Médaille d'Argent pour ses dessins de natures mortes. Cet été-là, Hartley part pour une retraite dans le Centre de Lovell dans le Maine, où il peint des images de montagne dans un style académique et réaliste.

En 1906, Il commence à peindre des paysages avec une palette en sourdine inspirée par l'American impressionniste Twachtman John Henry et le peintre de Barbizon George Inness.

En 1908, Hartley déménage de nouveau, d'abord à Boston, puis dans le Maine. Il y occupe une ferme abandonnée près de North Lovell et peint ce qui peut être considérét comme les premieres œuvres de la maturité. Il développe un style néo-impressionniste, en utilisant une couleur intense et agitée avec des touches semblables à celle constatées dans l'art de Maurice Prendergast.

En 1909, Hartley a été présenté à Alfred Stieglitz, une rencontre qui allait changer sa vie pour toujours et allait le placer fermement dans les milieux artistiques progressistes de l'époque.

Il attire l'attention d'Alfred Stieglitz et s'associe à sa galerie, le « 291 » et à son groupe. Il expose pour la première à la 291 Gallery en 1909 puis en 1912. Inspiré par Max Weber, qui a soutenu Paul Cézanne, ainsi que par une visite à la Collection Havemeyer en 1911, Hartley peint une série de natures mortes qui combine l'accent sur la forme structurelle avec des éléments décoratifs et le brillant des couleurs qu'il trouve attrayant dans l'art de Matisse.

À partir de 1912, Stieglitz finance plusieurs voyages en Europe pour l'artiste. Au cours du premièr séjour, en 1912, Hartley rend visite à Gertrude et Leo Stein qui tiennent un célèbre salon, ce qui lui fournit une occasion unique de rencontrer des artistes d'avant-garde et de devenir familiers avec les nouvelles œuvres de Matisse, Cézanne et Picasso. Cette découverte est décisive, Hartley adoptant la palette fauve et les formes cubistes.

En mai 1913, Hartley quitte Paris pour l'Allemagne et se lance dans ce qui est généralement admis comme sa première période . Au cours de cette période critique de son développement artistique, Hartley se lia d'amitié avec Wassily Kandinsky et Franz Marc. Hartley monta une exposition solo à la Galerie Goltz en 1913 ainsi que cinq abstractions intuitives au prestigieux Herbstsalon la même année. Son œuvre a eu la distinction d'être affiché à côté de celles de Kandinsky et d’Henri Rousseau. Hartley retourna en Amérique en Novembre 1913.









Number 5, 1914-15


En 1914 il partit de nouveau pour l'Allemagne pour un long voyage. Au cours de sa deuxième période à Berlin, il a travaillé sur une série de natures mortes symbolistes et peint une série de travaux abstraits connus sous le nom de portraits d’officiers allemands. Ces toiles puissantes reflètent non seulement son dégoût à l'égard des horreurs de la guerre, mais aussi sa fascination pour l'énergie et l'apparat qui accompagnent la destruction de la guerre.

L’un des tableaux les plus célèbres de cette période « portrait d’un officier allemand » - 1914 fait référence à Karl von Freyburg, un jeune officier de cavalerie dont Hartley était tombé amoureux et qui avaient récemment été tué au combat. On peut y distinguer ses initiales (KVF), son âge (24), et son numéro de régiment (4).
Ce tableau, exécuté en Novembre 1914, montre l'assimilation par Hartley à la fois du cubisme (les juxtapositions à la façon collage de fragments colorés) et l'expressionnisme allemand (le coup de pinceau grossier et l'utilisation dramatique des couleurs vives et noires).




Portrait of a German Officer, 1914


Constatant que les conditions de l'Allemagne devenaient de plus en plus intolérable pendant la guerre, Hartley quitte Berlin en décembre 1915.

Le retour d’Hartley est difficile du fait de la thèmatique de son œuvre et du fort sentiment anti-allemand qui régnait dans le pays à cette époque. La presse le voyait comme untraitre. Hartley ne s'est pas défendu contre cette accusation et il n'a jamais expliqué publiquement l'amour qui a inspiré ces œuvres.

En 1916, l'artiste a même nié que les objets dans la peinture avaient une signification particulière (peut-être comme une mesure défensive). Toutefois, l’inclusion délibérée de médailles, de bannières, d’insignes militaires, de la Croix de Fer et du drapeau impérial allemand plaidait peu en sa faveur.

L’intérêt d’Hartley pour le cubisme n’a pas duré lomgtemps (entre 1911 et 1916).

Il fit plusieurs voyages en Europe et au Mexique, dans sud-ouest américain, aux Bermudes où il a rejoint Charles Demuth pendant quelques mois et à la Nouvelle-Écosse, avant de retourner dans sa maison du Maine.

C'est à cette époque que Hartley s’est intéressé aux questions d'avant-garde orientant son travail vers un mode plus représentatif. Son travail plus tard, représentera le peuple travaillant dur ainsi que des paysages majestueux du Maine dans un style, simple, direct et très personnel.

Les dernières années d’Harley furent difficiles, ayant perdu l’audition, avec une vue défaillantes, il avait une mauvaise santé général et s’éteignit dans le Maine en septembre 1943.

sources: Hollis Taggart Galleries. Wikipédia. GLBTQ.com. artchive.com. The Marden Harthley Memorial collection and archives.




Young Hunter Hearing Call to Arms, ca. 1939.









Christ Held by Half-Naked Men, 1940-41



Finnish-Yankee Wrestler ca. 1938-1939



Canuck Yankee Lumberjack at Old Orchard Beach, 1940-41




Finnish-sauna









Sustained Comedy 1939














Two male figures standing, 1940




samedi 26 juin 2010




Simeon Solomon (1840-1905. Angleterre)






Simeon Solomon par David Wilkie Wynfield (1837-1887)





Simeon Solomon est né dans une importante famille juive orthodoxe. Il est le huitième et dernier enfant du marchand Michael (Meyer) Salomon et de l’artiste Catherine (Kate) Levy. Solomon était le frère cadet des peintres Abraham Salomon (1824-1862) et Rebecca Solomon (1832-1886).

Né et éduqué à Londres, Salomon a commencé à recevoir des leçons de peinture de son frère aîné vers 1850. Il a commencé à assister aux cours de la Carey Art Academy en 1852. Alors étudiant à la Royal Academy School, Salomon a été introduit par Dante Gabriel Rossetti dans le cercle des Préraphaélites, auprès d'autres membres tels que le poète Algernon Charles Swinburne et le peintre Edward Burne -Jones en 1857.

Sa première exposition eut lieu à la Royal Academy en 1858. Il a continué à organiser des expositions de ses œuvres à la Royal Academy entre 1858 et 1872. En plus de la peinture littéraire favorisée par l'école préraphaélite, les sujets de Salomon inclus souvent des scènes de la bible hébraïque et des peintures de genre représentant la vie et les rituels juifs.

En 1871, Simeon Solomon publie un poème en prose "Une vision d' amour révélé en sommeil" qu'il avait écrit en 1870 . Le récit , qui est d'une importance capitale pour la carrière de l' artiste , est basé sur le thème platonicien de l'accomplissement de l'âme par l'amour terrestre.

En 1873, sa carrière subit un coup de frein brutal quand il fut arrêté dans un urinoir public à Stratford Place Mew, à côté d'Oxford Street, à Londres et accusé d’outrage à la pudeur et de tentative de sodomie. Il a été condamné à dix-huit mois de travaux forcés, mais cela fut réduit par la suite à un contrôle de police. Il a été arrêté de nouveau en 1874 à Paris, pour la même raison et condamné à passer trois mois en prison.

Il devint alors un paria social, écasé par le poids de la morale victorienne, rejeté par tous ces anciens amis. Il tomba en dépression et s’adonna de plus en plus à la boisson. En 1884, il fut admis dans un hospice où il continua à travailler, mais son talent et sa vie était très abimés par l’alcoolisme. Vingt ans plus tard, en 1905, il morut des suites de cet alcoolisme.

Les représentations de Solomon sont remarquables par leur androgynie. Bien que les images de Solomon doivent beaucoup à Rossetti et Burne-Jones, en particulier ses allégoriques de figures féminines, elles ont une forte personnalité qui les rend immédiatement reconnaissables. Entre autres choses, son travail illustre très bien la transition entre le Préraphaélisme et le style Décadent.






Untitled







The Sleeping Endymion, 1887







The Sleepers and the One Who Watcheth







The Mystery of Faith







The Moon and Sleep







Bacchus, 1868







Portrait of an Italian Youth















Love Wounded, 1888






Love in Autumn, 1866







Love Dreaming by the Sea, 1871







Love Bound and Wounded, 1870







Dawn






An angel

Torch Song Trilogy (1982-1988. USA)






Torch Song Trilogy (1982) est la collection de trois pièces d’Harvey Fierstein rendu en trois actes : International Stud, Fugue en pépinière, et Les veuves et les enfants d'abord !

L’histoire est centrée sur Arnold Beckoff, un chanteur de chansons d’amour sentimentales (Torch-song) juif et drag queen vivant dans New York City à la fin des années 1970 et 1980.

la pièce de plus de quatre heures commence par une soliloque dans lequel il explique sa désillusion cynique de l'amour.

Chaque acte se concentre sur une phase différente de la vie d'Arnold. Dans le premier, Arnold rencontre Ed, qui est mal à l'aise avec sa bisexualité. Dans le second, un an plus tard, Arnold rencontre Alan (Matthew Broderick), et tout-deux vivent une existence bienheureuse et adoptent un enfant, jusqu'à ce que la tragédie frappe. Dans le troisième acte, quelques années plus tard, Arnold est un père élevant seul le jeune David, lui-même homosexuel. Arnold est contraint de faire face à l'intolérance et à l'irrespect de sa mère(Anne Bancroft).

Le premier acte tire son nom (International Stud) d'un bar gay ayant existé au 117 Perry Street, dans Greenwich Village dans les années 1960 et 1970. Le bar avait une backroom qui joue un rôle central dans l’acte.

En 1988, Fierstein adapte la pièce pour un long métrage réalisé par Paul Bogart, avec Fierstein, Anne Bancroft, Matthew Broderick, Brian Kerwin, et Eddie Castrodad. Probablement le premier film sur l’homosexualité qui ne soit ni caricatural ni larmoyant.





























vendredi 25 juin 2010

Horst P. Horst (1906-1999)



Horst P. Horst est un photographe allemand, réfugié à Paris puis aux États-Unis, surtout connu pour ses photos de mode. De son vrai nom Horst Paul Albert Bohrmann naît à Weißenfels en 1906. Il étudie l'art à Hambourg avant de s'installer à Paris pour suivre une formation avec Le Corbusier.

Contrairement à beaucoup d'artistes de l'époque, il ne fréquente pas la bohème à Montparnasse. Il préfère les milieux bourgeois attirés par l'art. Il rencontre alors le baron George Hoyningen-Huene qui dirige les studios Vogue.

Il devient son modèle puis son amant et son élève. Encouragé par Hoyningen-Huene il se lance dans la photographie. En 1931, il réalise ses premiers clichés pour Vogue France puis pour l'édition américaine l'année suivante. En 1935, il prend la tête des studios à la suite du départ de Hoynigen-Huene chez Harper's Bazaar.

Quand la guerre éclate en Europe, il part vivre aux États-Unis. Il obtient la nationalité américaine en 1943. Il travaille pour Vogue jusqu'en 1951, année de fermeture des studios. Il ouvre alors son propre atelier. Il réalise de nombreuses photos d'intérieur chez des personnalités pour le compte de House & Garden. Il complète son œuvre avec des photos de nus et des natures mortes.

En 1971, paraît « The beautiful thirties », un livre sur les années 1930 avec ses propres images et celles de Hoynigen-Huene.

En 1984, le Centre international de la photographie de New York lui consacre une rétrospéctive.





George Hoyningen-Huene





Male Nude, Back View, 1952





Male Nude Legs Crossed with Arm, 1952





Male Nude Frontal light- legs crossed & arms out, 1950





Male Nude Back - horizontal, 1952





Male Nude - side view with foot, 1952





Male Nude - frontal sitting, 1952





Male Nude - Backside, 1952





Male Nude, 1952





Male Nude - Triangle, 1952





Male Nude - Rear Side, 1952





Male Nude - Hands Behind Back, 1952





Male Nude - Prostrate Nude, 1952





Male Nude - Back Study, 1952

Retour sur...Le savon Ivory

(merci à anonyme (nommez-vous dans les mails, merci))















jeudi 24 juin 2010

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