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"La différence entre l'érotisme et la pornographie c'est la lumière". Bruce LaBruce
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dimanche 18 septembre 2016




Des artistes et des mains










Il n'est pas étonnant que les artistes se soient intéressés à la main car, bien avant la station debout, c'est la main qui, avec son pouce préhensible, a fait de nous ce que nous sommes, l'Homme, qui grâce à cet outil extraordinaire a pu construire un monde.








Alfred Stiegliz, Georgia O’Keeffe - Hands with Buttons of Black Coat, 1918







André Villers, Mains de Picasso







André Papillon, Jean Cocteau, 1939







Arno Rafael Minkkinen







Ben Cauchi, Dead Arm, 2006






Berenice Abbott, Hand, 1940's








Claude Cahun, Sans titre, 1939







Collin McAdoo, The Living







Dora Maar, Sans Titre, 1934 







El Lissitzky, Le constructeur, 1924







Elliot Burke, Hands







Erwin Blumenfeld, Solarized Hands, 1944







Félix Nadar (1820-1910), La main du banquier D. (Etude chirographique, négatif)







Félix Nadar (1820-1910), La main du banquier D. (Etude chirographique, positif)







Gaston Durville - Roger Pillard, Main d'un corps momifié par mesmérisme, 1913







Helen Pierce Breaker,  Inde, Main de ramosay, 1935.







Herbert Bayer, Lonely Metropolitan, 1932







Hermann Schnauss, Electrographics of a Hand, 1900







Horst P. Horst, Hands, 1941







Imogen Cunningham, Hand Weaving with Hand, 1945







Imogen Cunningham, Hands of Henry Cowell, ca. 1931







Jacques Henri Lartigue, Main de Renée Perle







James Nasmyth, 1808-1890. From The Moon, Considered as a Planet, a World, And a Satellite (New York, 1874),







John Coplans, Hand, 1987







John Coplans, Hand







John Gutmann, The Cry, 1939









Josef Breitenbach. Les mains de Max Ernst 1942







Juul Kraijer, Hand of the 16 year old artist held by hand







Lotte Meitner-Graf, Woman’s Hand with Cigarrete







Brassaï, mains de Picasso peignant, 1939







Man Ray (1890 - 1976) Profile and Hands, 1932. Solarized gelatin silver print







Man Ray - Hands of Gala and Dali, 1936.







Man Ray, Lee Miller - hand on lips 1929







Man Ray, Hands painted by Picasso, 1935







Man Ray, Hands, 1925







Man Ray, L’oeuf et Le Coquillage, 1931







Man Ray, Les mains de  Marcel Duchamp, c.1920







Man Ray, Les mains d'Antonin Artaud, 1922







Maya Deren et Marcel Duchamp, Le berceau de la sorcière, 1943







Michal Macku







Peter Keetman







Ralph Gibson - The Somnambulist, 1968







Richard Serra, Hand Catching Lead, 1968







Robert Mapplethorpe, Hand in Fire, 1985







Robert Mapplethorpe, Lucinda’s Hand, 1985







Roger Catherineau, La Vitre, 1954







Tina Modotty, Hands of the Puppetier, Mexico 1929







Life, Mains comme Ex-voto








ART URBAIN


Ador, Nantes, France
















































Ken Duncan





Joe Dallesandro








A poil, peut-être, mais sur une Rolls




































 Athletic Model Guild

Bob Mizer






Derby and Boris Demitroff, 1960







 Bruce of Los Angeles


Rory Wilde 















































Paul Freeman, Australie






















Paul Sérusier, 1864-1927. Groupe des nabis




« en ta paume mon verbe et ma pensée »



Paul Sérusier est un peintre postimpressionniste français et l'un des initiateurs du mouvement des Nabis. Il naît à Paris dans un milieu aisé. Son père, François Sérusier, est un parfumeur qui dirige la société des parfums Houbigant. Paul fréquente le lycée Condorcet à partir de 1875 et y fait de brillantes études, obtenant en 1882 un baccalauréat de philosophie et en 1883 un baccalauréat de mathématiques. En 1885, il intègre l'Académie Julian, une école privée parisienne de peinture et de sculpture créée par le peintre Rodolphe Julian (1839-1907).

La petite ville bretonne de Pont-Aven (Finistère) était à cette époque un centre d'attraction pour beaucoup de peintres français ou étrangers, en particulier américains. Sérusier passe l'été de 1888 en famille à Pont-Aven et y rencontre des artistes, parmi lesquels Paul Gauguin. Gauguin influence immédiatement Sérusier, qui s'éloigne du réalisme et utilise des couleurs plus vives. Revenu à Paris avec un tableau inspiré par Gauguin, il transmet son enthousiasme à ses condisciples de l'Académie Julian. Le tableau est baptisé Le Talisman.






 Le Talisman, l'Aven au Bois d'Amour (1888) huile sur bois de 27,0 × 21,5 cmMusée d'Orsay, Paris




Sérusier revient à Pont-Aven au cours de l'été 1889, puis il constitue, avec Pierre Bonnard, Maurice Denis, Henri-Gabriel Ibels et Paul-Elie Ranson le groupe des Nabis (nabi signifie prophète en hébreu). Ce groupe a des préoccupations spiritualistes. Il s'intéresse à l'orphisme (doctrine de la Grèce antique fondée sur le mythe d'Orphée) ou à la théosophie (syncrétisme religieux selon lequel toutes les religions recèlent une part de vérité). Le groupe des Nabis sera rejoint ensuite par d'autres artistes comme Édouard Vuillard, mais il ne durera qu'une dizaine d'années. La dispersion a lieu vers 1900.

Dans les années 1890, Sérusier s'installe chaque été en Bretagne, d'abord au Huelgoat, puis à Châteauneuf-du-Faou avec l'actrice polonaise Gabriella Zapolska (1857-1921). Il passe ses hivers à Paris où il expose régulièrement, en particulier aux expositions Impressionnistes et Symbolistes.

En 1895, il visite le monastère bénédictin de Beuron dans le Bade-Wurtemberg, en Allemagne, à l'invitation de Jan Verkade (1868-1946), un peintre symboliste néerlandais qui gravitait dans l'orbite des Nabis à Paris au début des années 1890. Sérusier fera ensuite plusieurs séjours à Beuron car la doctrine artistique des moines l'attire. Le père Désiderius prétend ainsi qu'il existe des « saintes mesures » permettant de choisir les proportions géométriques idéales. Le terrain de la peinture symboliste étant favorable, ce pathos spiritualiste séduit Sérusier. Jusqu'à 1907, il fera de fréquents séjours à Beuron.

En 1902, il est confronté à une dépression profonde. A partir de 1908, il commence à enseigner la théorie de l'art à l'académie Ranson, à Paris. Cette académie est une école, fondée par le peintre nabi Paul-Elie Ranson (1864-1909), qui fonctionnera jusqu'à 1955. L'une des élèves de Paul Sérusier, Marguerite-Gabrielle Claude, devient son épouse en 1912. Le couple part en voyage de noces à Florence.

A partir de 1917, le peintre vit principalement à Châteauneuf-du Faou avec son épouse. Il ne conserve qu'un pied-à-terre à Paris. En 1921, il publie un ABC de la peinture, court traité théorique sur le dessin et la peinture.

Il continue à exposer régulièrement jusqu'à sa mort d'une crise cardiaque, dans une rue de Morlaix, en 1927. Son épouse Marguerite, elle-même peintre, lui survivra jusqu'à 1950 et se consacrera beaucoup à faire connaître l'œuvre de son mari.






Enfants a la barque, 1906. Huile sur toile, 61 × 73,2 cm. National Gallery of Victoria, Melbourne, Australie








L'Incantation ou Le Bois Sacré, 1914. Huile sur toile. Musée des beaux-arts, Quimper, France







Les Laveuses à la Laïta, huile sur toile, 73 × 92 cm, Musée d'Orsay, Paris







Portrait d'Emile Bernard à Florence, 1893. Huile sur toile







Solitude de Paul Sérusier, 1891, huile sur toile, 75 x 60 cm, Musée des Beaux-Arts de Rennes, France








Portrait de Paul Ranson en tenue nabique, 1890. Huile sur toile. Paris, centre Pompidou

















Roy Lichtenstein, 1923-1997. USA































William Blake, 1757-1827. Royaume-Uni







A Squatted Devil with Young Horns,1810








Angel of the Revelation, 1803-1805







Antaeus Setting Down. Dante and Virgil in the Last Circle of Hell. An illustration for The Divine Comedy Inferno, Canto XXXI. 1824








Death of the Strong Wicked Man. An illustration for The Grave by Robert Blair. 1808








Satan, Sin and Death. Illustration to John Milton’s Paradise Lost, 1808