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"La différence entre l'érotisme et la pornographie c'est la lumière". Bruce LaBruce
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lundi 9 novembre 2009



Anne-Louis Girodet de Roucy-Trioson, 1767-1824. France


Anne-Louis Girodet de Roucy, plus connu sous son nom d'artiste Girodet-Trioson (ou plus simplement Girodet), est un peintre français né à Montargis le 5 janvier 1767, mort à Paris le 9 décembre 1824.

L'œuvre de Girodet se situe à la charnière des deux grands courants artistiques du XIXe siècle. La recherche de la beauté idéale selon les canons classiques du peintre l'inscrit dans la lignée des peintres néoclassiques davidiens, alors même que, par une forte volonté d'innovation, il imprègne ses peintures d'une grâce et d'une poésie singulière, en harmonie avec l'air du temps de son époque, qui préfigure le romantisme.

Peignant toujours dans le style néoclassique, ses tableaux plurent cependant aux Romantiques grâce aux sentiments exaltés représentés.

Sa peinture n'est pas dénuée d'une certaine sensualité ; l'un des tableaux les plus représentatifs étant son Endymion dont la représentation en éphèbe alangui, sans aucun relief de musculature, va à l'encontre des canons classiques. Honoré de Balzac en fait l'éloge dans Sarrasine, (1831). Par ailleurs grand admirateur de Girodet, Balzac le cite encore dans La Bourse.





Scène de déluge 1806





L'entrainement d'Achille







La mort de hyacinthe















Etude de nu






Mars et la renommée






Le départ du guerrier






Le combat






Le sommeil d'Endymion, 1791
















































Portrait de Jean-Baptiste Belley, 1797




Peter Breen



Peter green est un artiste photographe anglais basé à Londres qui tavaille uniquement sur la représentation de son corps nu.Travail orienté sur le narcissisme, offert aux voyeurs.


"Peter Breen has been doing a provocative series of self portraits for years now, usually clad only in sneakers and socks, or bits of costuming Breen's objectification of his own body is both intimate and otherworldly. It's an interesting statement on male beauty viewed through a queer lens when so much attention is placed on objectification of the aesthetic that Breen chose self portraits that at times are erotic but often candid or just as often frighteningly uneasy. His work seems voyeuristically private and bravely so a revelation of the inner world of the modern male psyche and its place at odds with the changing nature of the his place in said world. He toys with the masculine and the feminine and has a great grasp for capturing the natural light of the outdoors." by Andrew Klaus.





















Jean Cocteau





par Richard Bernstein

dimanche 8 novembre 2009

Paul Richmond



The Greatest is Love


The clearing


forgive me father for I know not


Not Just a Closet


Decent Exposure



Andy Warhol




Self-portaits in drag, 1981
































































Jean-Michel Basquiat 1984













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Francien Krieg





Different Ways



Human Midnight

Retour sur... Paul Cadmus


Paul Cadmus, né le 17 décembre 1904 à New York et décédé le 12 décembre 1999 à Weston dans le Connecticut est un peintre, pastelliste et dessinateur américain.

Pour son œuvre peinte, son style peut être qualifié de Réalisme fantastique. Il est surtout connu pour ses peintures mêlant critiques sociales et homoérotisme. Mais son œuvre, façonnée par des influences multiples, révèle des facettes stylistiques variées selon les époques. Sa sensibilité à la beauté du corps masculin restera sa ligne directrice tout au long de sa carrière. Il passera par divers médiums et techniques, mais sera particulièrement attaché à l’utilisation d’une technique ancienne, la tempera à l’œuf, qu’il mixera souvent à celle de l’huile.

Paul Cadmus est né à New York, dans une famille d’artistes pauvres, d’un père lithographe, Egbert Cadmus, et d’une mère illustratrice de livres pour enfant. À l’âge de quinze ans, il étudie les arts plastiques à la National Academy of Design jusqu’en 1928, puis il devient collaborateur de l’agence de publicité New-yorkaise Blackman Company. En 1931, il utilise l’argent gagné pour entamer un voyage en bicyclette, à travers la France et l’Espagne, en compagnie de son ami et amant, Jared French, peintre lui aussi, ce qui confirme sa vocation d’artiste peintre. Il passe du temps dans les musées des capitales européennes, avec les œuvres des grand maîtres et développe une sensibilité supérieure à l’égard de la peinture de la Renaissance italienne. Il se fixe alors à Majorque pendant deux ans, peignant ses premières œuvres abouties.

De retour aux États-Unis il est employé et financé par le gouvernement américain dans le cadre du Public Works of Art Project (PWAP), une structure mise en place par Franklin Delano Roosevelt, dans l’esprit du new-deal pour aider les artistes américains pendant la grande crise des années 1930.

Des ses premières œuvres, ses choix et associations de thèmes lui valent une réputation scandaleuse. En 1935, le secrétaire d’état à la marine Henry Latrobe Roosvelt, fait retirer d’une exposition et interdire sa peinture « Dans la flotte », une composition ambiguë mettant en scène un groupe de marins, pour « diffamation perverse de l’armée ». Les œuvres qui suivront s’attireront la même réprobation. En 1937 la notoriété de Cadmus, dont le caractère homoérotique de son œuvre n’est pas étranger, attire plus de 7 000 visiteurs à son exposition à la Midtown gallery à New York.

Enfin, le parfum de scandale se dissipe au profit des honneurs, en 1974 il est élu au National Institute of Arts and Letters , et en 1979 à la National Academy of Design. En 1981, trois musées organisent des expositions rétrospectives de l’ensemble de son œuvre, et en particulier de celles qui lui valurent opprobre et censure.

En 1949 Cadmus fait un voyage en France et en Italie accompagné par un jeune peintre, George Tooker. Ce dernier subira dans son travail l’influence de son ainé.

En 1980, Un grand regain d’intérêt nait pour son travail, grâce à la communauté homosexuelle. Bien qu'il ait arrêté la peinture vers la fin de sa vie, Cadmus a continué à dessiner dans sa maison de Weston, dans le Connecticut. En près de soixante dix ans de carrière, Paul Cadmus aura peint 190 toiles et d’innombrables dessins, et aura joué un rôle important pour l’émergence et la visibilité de la vie homosexuelle entre la Première Guerre mondiale et la Seconde. Les œuvres de Paul Cadmus sont dans de très nombreux musées américains.

En peinture, sans jamais s’éloigner du figuratif, son style va du réalisme, voir parfois hyperréalisme, à la caricature prononcée, jusqu'à déborder parfois sur un symbolisme monstrueux. Le dessin est détaillé, le modelé et le contraste prévalent, la couleur, bien que parfois vive et criarde ne joue qu’un rôle de complément.

Beaucoup de ses compositions à personnages sont élaborées sur les modèles des maîtres de la Renaissance ou du Baroque. On peut voir dans certaines peintures, dans les entrelacs et torsions des corps, modelés et couleurs des chairs des personnages, l’influence du style de Paul Rubens : Aspects of Suburban Life : Main Street (1935), Golf (1936). Dans d’autres, on observe un style caricaturiste prononcé et une monstruosité des figures qui peut rappeler les personnages difformes et grimaçants de Jérôme Bosch, The Seven Deadly Sins (1945-1949). Parfois la morphologie des figures, articulations grossies, traits ou finesses exagérés, formes accentuées, semble inspirée du réalisme d’Otto Dix.

Mais dans ses œuvres les plus célèbres, c’est une interprétation des formes du réel plus personnelle qu’il appliquera à ses personnages : mélange d’idéalisation du corps et des traits masculins, en tant qu’objet de désir, et de caricature de la disgrâce. Les étoffes sont lisses et brillantes, aux couleurs vives, moulant des corps exagérément ronds, lisses, mous, difforme, musclés, fin ou élancés, The Fleet’In,(1933), Coney Island ,(1935).

Cette morphologie caractéristique du corps masculins inspirera directement l’artiste Tom of Finland qui l’adaptera à ses célèbres dessins homoérotiques

A ces imposantes caricatures sociales, est toujours associé un érotisme suggérant les relations homosexuelles, alors totalement cachées et fortement condamnées par la société. Cette dimension est plus présente dans d’autre peinture moins dévastatrices comme , YMCA Locker Room (1933), Playground (1948), où sont goût pour l’esthétique du corps masculin est explicitement visible.

Cette audace caravagienne lui vaudra le refus ou la suppression de nombre de ses toiles dans les expositions ou établissements fédéraux, ainsi que l’indignation d’une bonne partie de la société, ce qui d’ailleurs lui fera une excellente publicité. Elle fera aussi de lui un des pionniers pour visibilité et l’émergence de l’homosexualité dans la société.

En réponse aux accusations, il répond que « l’homosexualité n’est pas la raison d’être de mon art » et qu’il « aspire à être un bon peintre littéraire, qui dépeint les scénarios complexes de l'homme », et en ce sens, il considère comme son oeuvre phare et l’aboutissement de cette aspiration, sa peinture Night in bologna(1958), représentant un triangle de trois personnes, fermé et figé par les désirs à sens unique.

Au fil des années, son amour pour l’esthétique du corps masculin se fera de plus en plus présent dans son travail, pour arriver à n’être plus que l’unique objet de son œuvre dans la seconde partie de sa carrière, où abondent les nus masculins de style académique et les études de danseurs en exercices.
source: wikipedia




What I Believe 1947-48



the fleets 1934



Study for David and Goliath



Sleeping Model 1996



Bar Italia, 1953–1955



Shore Leave, etching, 1935



Reflection 1944








Point of View 1945



Gilding the Acrobats



Bicyclists 1933 (detail)



Male Nude,1965-66



Jerry, 1931



Fantasia on a Theme by Dr S 1946




Coney Island, 1934



Horseplay, 1935



Manikins, 1951







the shower 1943



finistere 1952



Architect, 1950



Arabesque 1941



Arabesque 1947