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"La différence entre l'érotisme et la pornographie c'est la lumière". Bruce LaBruce
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mercredi 1 juin 2016




Henry Purcell, 1659-1695. Royaume-Uni







Henry Purcell par John Closterman, probablement 1695




Le roi Arthur





Le Roi Arthur par Charles Ernest Butler (1903)



Le roi Arthur ou Arthur Pendragon est, d'après les romances médiévales, un seigneur breton qui aurait organisé la défense des peuples celtes des îles Britanniques et de Bretagne armoricaine face aux envahisseurs germaniques à la fin du ve siècle ou au début du vie siècle. La légende d'Arthur est principalement inspirée par le folklore et l'invention littéraire, et son existence historique n'est pas attestée.





Couronnement du roi Arthur (Extrait d'un manuscrit du XIVe siècle, Bibliothèque nationale de France, Paris)






La Quête du Graal,arrivée de Galaad à la cour. Milan, vers 1380-1385. Copié par Albertolus de Porcelis. Parchemin, 113 f., 392 x 274 mm








Premier portrait d’Arthur, Historia Regnum Britanniae, Geoffroy de Monmouth, milieu du XIIème siècle, copié à l’abbaye du Mont Saint-Michel, BnF 






Roi Arthur trouve un géant rôtissant un cochon. Chronique de Roman de Brut (milieu du 14ème C) British Library






Le roi Arthur visitant Merlin, Gustave Doré, illustration des Idylles du Roi d’Alfred Tennyson, 1859-1885, BnF



L'opéra de Purcell, Le roi Arthur, 1691



King Arthur, sous-titré The British Worthy, est un semi-opéra en cinq actes sur un livret de John Dryden1 et une musique d'Henry Purcell. Il fut donné pour la première fois en mai ou juin 1691 au Théâtre de Dorset Garden de Londres. Il s'agit d'un semi-opéra dans lequel les principaux personnages ne chantent pas mais sont présentés par les personnages secondaires.

L'œuvre raconte la quête du roi Arthur pour retrouver sa fiancée, la princesse Emmeline, enlevée par le roi Oswald. Elle contient une mélodie particulièrement célèbre : what power art thou (Acte III scène 2).




What Power Art Thou (Acte III scène 2).









Cette aria connue aussi sous le nom de « la scène du froid » (frost scene) ou Air du Génie du froid est extrêmement connue et a été repris par de nombreux chanteurs. Elle a été rendue célèbre par Klaus Nomi avec The Cold Song (1981). Elle a aussi servi de bande musicale pour la dernière scène du merveilleux film d'Ariane Mouchkine, Molière, interprétée par Philippe Caubère, en 1978, mettant en scène la mort de Molière.



Air du Génie du froid par David Ortega sous la direction de rené Rey en 2006.





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Molière, Ariane Mouchkine, France, 1978





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Je me souviens avoir vu ce film à sa sortie en 1978, j'avais 12 ans. J'ai été frappé par cet artifice de mise en scène, pour mettre en valeur l'angoisse du temps qui passe et qui semble interminable, alors que l'urgence est de rallier l'appartement de molière, de voir les comédiens faisant semblant de courir et faisant, en fait, un pas en avant et un pas en arrière.





Sting, The Cold Song, 2009. Album If On a Winter's Night...





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And last but not Least,





THE COLD SONG, KLAUS NOMI, 1981
























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What Power art thou,
Who from below,
Hast made me rise,
Unwillingly and slow,
From beds of everlasting snow!

See'st thou not how stiff,
And wondrous old,
Far unfit to bear the bitter cold.

I can scarcely move,
Or draw my breath,
I can scarcely move,
Or draw my breath.

Let me, let me,
Let me, let me,
Freeze again...
Let me, let me,
Freeze again to death!



Quelle puissance es-tu, toi qui, du tréfonds,
M'as fait lever à regret et lentement
Du lit des neiges éternelles ?
Ne vois-tu pas combien, raidi par les ans,
Trop engourdi pour supporter le froid mordant,
Je puis à peine bouger ou exhaler mon haleine ?
Laisse-moi, laisse-moi geler à nouveau,
jusqu'à mourir de froid






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