Jean Hippolyte Flandrin (1809-1864)
Élève de Dominique Ingres, son travail se situe à la charnière du néo-classicisme et du style académique. Premier grand Prix de Rome d'histoire en 1832, il se livra d’abord à la peinture historique, avant de se tourner vers la peinture religieuse.
Il exécuta les peintures murales de l'église Saint-Séverin, Saint-Germain-des-Prés et de Saint-Vincent-de-Paul à Paris.
En 1853, il fut élu membre de l’Académie des beaux-arts. En 1863, sa santé déclinante le pousse à retourner en Italie, où il mourut de la variole.
Faut-il croire Henri Delaroche qui saluait Flandrin, en 1859, dans la Revue des Deux Mondes, comme « le plus grand peintre religieux que la France ait vu naître depuis Lesueur » ? Il est vrai en tout cas qu'Hippolyte Flandrin a, sous la bannière de l'ingrisme, incarné en France une renaissance de l'art religieux, comparable à celles dont nazaréens et préraphaélites furent les artisans en Allemagne et en Angleterre. Ce qu'on appellera le style Saint-Sulpice n'est que l'affadissement et la vulgarisation sentimentale de l'effort d'une pléiade de peintres, généralement lyonnais, qui ont voulu donner son illustration au réveil catholique du xixe siècle.
Il exécuta les peintures murales de l'église Saint-Séverin, Saint-Germain-des-Prés et de Saint-Vincent-de-Paul à Paris.
En 1853, il fut élu membre de l’Académie des beaux-arts. En 1863, sa santé déclinante le pousse à retourner en Italie, où il mourut de la variole.
Faut-il croire Henri Delaroche qui saluait Flandrin, en 1859, dans la Revue des Deux Mondes, comme « le plus grand peintre religieux que la France ait vu naître depuis Lesueur » ? Il est vrai en tout cas qu'Hippolyte Flandrin a, sous la bannière de l'ingrisme, incarné en France une renaissance de l'art religieux, comparable à celles dont nazaréens et préraphaélites furent les artisans en Allemagne et en Angleterre. Ce qu'on appellera le style Saint-Sulpice n'est que l'affadissement et la vulgarisation sentimentale de l'effort d'une pléiade de peintres, généralement lyonnais, qui ont voulu donner son illustration au réveil catholique du xixe siècle.
Autoportrait avec son frère Paul
Homme nu, debout, se cachant le front, se dirigeant vers la droite
Homme nu, tourné vers la gauche, tendant les deux bras
Homme nu, vu de dos, regardant à droite
Le Christ en Croix, 1855-1861Les oeuvres, dessinées comme peintes, d'Hippolyte Flandrin se caractérisent par une expression idéalisée, empreinte d'un mysticisme doux et rêveur, qui transparaît jusque dans ses études préparatoires. Ainsi de cette académie d'homme : le visage du Christ exprime le recueillement, la sérénité, non la souffrance et la douleur.
Un trait noir appuyé renforce le contour du corps souplement modelé, qui se détache par contraste du montant vertical de la croix ombré par des hachures, masqué dans la fresque par le corps de Jésus. Paul Flandrin, qui collabore avec son frère pour le sanctuaire et la Chapelle des apôtres, a portraituré Hippolyte sous les traits du Christ dans la Crucifixion, la Montée au Calvaire et l'Entrée à Jérusalem. Ce cycle peint témoigne du renouveau des décors religieux monumentaux vers le milieu du XIXe siècle, pour l'essentiel porté par d'anciens élèves d'Ingres.
Un trait noir appuyé renforce le contour du corps souplement modelé, qui se détache par contraste du montant vertical de la croix ombré par des hachures, masqué dans la fresque par le corps de Jésus. Paul Flandrin, qui collabore avec son frère pour le sanctuaire et la Chapelle des apôtres, a portraituré Hippolyte sous les traits du Christ dans la Crucifixion, la Montée au Calvaire et l'Entrée à Jérusalem. Ce cycle peint témoigne du renouveau des décors religieux monumentaux vers le milieu du XIXe siècle, pour l'essentiel porté par d'anciens élèves d'Ingres.
Le Dante, conduit par Virgile, offre des consolations aux âmes des Envieux 1837
Tête d'homme de profil, 1842
Polytès, fils de Priam, observant les mouvements des Grecs.1833-34.
Euripide composant ses tragédies
Le Sacrifice d' Isaac, 1860
Jeune homme nu assis sur le bord de la mer, 1855Comme l'Oedipe peint par Ingres, maître de l'artiste, ce nu fut expédié à Paris en 1837 comme "envoi" de quatrième année de pensionnaire à l'Académie de France à Rome. La leçon puriste d'Ingres est ici poussée à l'extrême : le corps humain tend vers la forme primordiale du cercle. Parfait exemple de l'esthétique néoclassique des élèves d'Ingres, ce nu raffiné, posé devant un paysage de marine qui accentue l'étrangeté de la scène, montre le renouvellement entrepris par cette génération de peintres pour orienter l'esthétique antique vers un goût contemporain.
Oedipe et le Sphinx (Jean-Auguste Ingres 1780-1867) 1808Grand portraitiste, Hippolyte Flandrin est un des meilleurs représentants de la descendance d'Ingres et de l'art néoclassique. Il est aussi un des plus importants peintres de peinture religieuse du XIXe siècle. Cette oeuvre, le jeune homme nu assis sur le bord de la mer, véritable icone gay a également inspiré de nombreux artistes:
Wilhem von Gloeden(1856-1931),Caino, 1902
Fred Holland Day(1864-1933) Ebony_and_ivory
Gaetano d'Agata+(1883-1949), Nudo maschile, circa 1923Emission D'Art d'art ! du 27 avril 2009, présentée par Frédéric Taddéï,C. France 2
Jeune homme nu assis au bord de la mer




























